{"id":62,"date":"2024-05-04T13:09:59","date_gmt":"2024-05-04T11:09:59","guid":{"rendered":"https:\/\/editions-bassefrequence.org\/?p=62"},"modified":"2024-05-17T19:15:26","modified_gmt":"2024-05-17T17:15:26","slug":"fuck-the-underground","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/editions-bassefrequence.org\/index.php\/2024\/05\/04\/fuck-the-underground\/","title":{"rendered":"FUCK THE UNDERGROUND"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">FUCK THE UNDERGROUND<\/h2>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Une histoire du Breakcore<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"726\" src=\"https:\/\/editions-bassefrequence.org\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Fuck-The-Underground-couverture-1-1024x726.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-68\" srcset=\"https:\/\/editions-bassefrequence.org\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Fuck-The-Underground-couverture-1-1024x726.jpg 1024w, https:\/\/editions-bassefrequence.org\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Fuck-The-Underground-couverture-1-300x213.jpg 300w, https:\/\/editions-bassefrequence.org\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Fuck-The-Underground-couverture-1-768x545.jpg 768w, https:\/\/editions-bassefrequence.org\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Fuck-The-Underground-couverture-1-1536x1090.jpg 1536w, https:\/\/editions-bassefrequence.org\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Fuck-The-Underground-couverture-1-2048x1453.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted has-body-font-family\"><br>        Je me souviendrai toujours de cette fois o\u00f9 j\u2019ai conceptualis\u00e9 la musique \u00e0 un temps. D\u2019abord pour rire, mais aussi pour servir d\u2019argument dans une discussion afin de mettre en avant le principe suivant: la musique peut changer \u00e0 chacun de ses battements \u2013 de la mesure 1\/1 \u2013 et cela en serait l\u2019une de ses principales forces. En effet cela faisait un an que j\u2019avais d\u00e9couvert une musique faite de constants changements et qu\u2019une v\u00e9ritable r\u00e9volution \u00e9tait en marche dans mon fort int\u00e9rieur.<br>        \u00c0 l\u2019origine de ce bouleversement, ma premi\u00e8re visite dans un magasin de vinyle \u00e0 la recherche de Drum\u2019n\u2019Bass. Mais une cat\u00e9gorie voisine m\u2019accroche l\u2019\u0153il : BREAKCORE. Apr\u00e8s avoir rapidement farfouill\u00e9 dans le bac, je chope une pochette au visuel plut\u00f4t provoquant et pose la galette sur la platine. Mon cerveau se retrouve alors instantan\u00e9ment reconfigur\u00e9 par une rafale de kicks et de basses distordus \u00e0 souhait, ainsi que par des batteries \u00e9pileptiques qui causeraient une crise cardiaque \u00e0 un stroboscope. Difficile de dire \u00e0 quel tempo il faut lire ce son, chacun a son charme et ma conscience refuse la folie de la vitesse originale. Car on tourne bien \u00e0 plus de 200 BPM. Me voil\u00e0 pris au pi\u00e8ge tendu par Venetian Snares, et tenu par un syndrome de Stockholm auditif.<br><br>        Si la qui\u00e9tude n\u2019est pas votre objectif, vous voici au bon endroit. Le postulat est la submersion par l\u2019intensit\u00e9. Le capitalisme domine un monde qui tourne \u00e0 200 \u00e0 l\u2019heure et le sature d\u2019informations aussi inutiles qu\u2019insignifiantes, rempla\u00e7ant automatiquement la pr\u00e9c\u00e9dente par la suivante, dans un mouvement de surench\u00e8re menant \u00e0 la perte de nos rep\u00e8res. Le<br>Breakcore en est le reflet sonore jusqu\u2019au-boutiste. Il s\u2019agit de vaincre le mal par le mal. Il en est son r\u00e9v\u00e9lateur en mati\u00e8re de destruction, mais aussi de cr\u00e9ation. La mondialisation et son syncr\u00e9tisme lib\u00e9ral y sont \u00e9voqu\u00e9s en permanence.<br>        \u00c0 l\u2019origine, il y a certainement Alec Empire et son label Digital Hardcore Recordings, avec un m\u00e9lange fr\u00e9n\u00e9tique de Noise, de Jungle et de Gabber. Ces trois genres restent d\u2019ailleurs trois des influences principales nourrissant le son Breakcore. Il y a \u00e9galement Dj Scud, The Panacea et Aphasic qui ont cr\u00e9\u00e9 Ambush Records, ou encore le label australien Bloody Fist qui intensifie la musique Hardcore. Dans cette g\u00e9n\u00e8se se dessine alors un \u00e9tat d\u2019esprit anti-establishment punk. De nombreuses trajectoires tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes vont se former, l\u2019ouverture d\u2019esprit est totale. Ici se joue un jeu propre \u00e0 l\u2019underground: d\u00e9jouer les attentes conventionnelles projet\u00e9es sur la musique. Cela va m\u00eame plus loin car il s\u2019agit d\u2019emp\u00eacher l\u2019accessibilit\u00e9 par le bruit et la complexit\u00e9. La sc\u00e8ne peut para\u00eetre \u00e9litiste mais elle est surtout une production de nerds.<br>        Parmi les caract\u00e9ristiques sonores et esth\u00e9tiques qui dessinent les contours de ce qu\u2019est le Breakcore, la principale est certainement l\u2019aspect bruitiste. L\u2019usage de distorsion est ph\u00e9nom\u00e9nal et les compositions se rapprochent plus d\u2019un capharna\u00fcm qu\u2019autre chose. Cela se veut une contre-esth\u00e9tique de l\u2019id\u00e9e d\u2019une musique hi-fi et de ce qu\u2019elle \u00e9voque : nettet\u00e9,<br>pr\u00e9cision, pr\u00e9ciosit\u00e9. Mais cela transmet aussi de prime abord une id\u00e9e d\u2019agression. Comme l\u2019analyse le sociologue Andrew Whelan, la performance sonore de l\u2019agression est une offensive envers les conventions du mainstream et une d\u00e9fense pour l\u2019underground.<br>        Aussi, dans cette musique, on \u00e9crase avec un rouleau compresseur rythmique des vocals ragga survolt\u00e9s, des extraits de musiques pop, des m\u00e9lodies acid rave plus ou moins kitsch et retro, ainsi que de nombreux types d\u2019artefacts audios plus disparates les uns que les autres. En attestent les morceaux de Cardopusher, sortes de tableaux patchworks d\u2019une implosion<br>sociale. Certains producteurs y ajoutent du fun, \u00e0 l\u2019influence Happy Hardcore, comme Otto Von Schirach, d\u2019autres ne m\u00e9nagent en rien l\u2019auditoire en for\u00e7ant les atmosph\u00e8re les plus sombres, issues du Metal ou de l\u2019Indus, comme Aaron Spectre aka Drumcorps par exemple. Parfois tr\u00e8s proche de la rigidit\u00e9 du<br>Hardcore, le Breakcore flirte aussi avec d\u2019autres genres comme la Jungle, la Drum\u2019n\u2019Bass ou l\u2019IDM. Avec le temps, d\u2019autres m\u00e9langes se font encore, en ins\u00e9rant de la musique orchestrale, country, soul, polka, 8-bit ou circassienne par exemple. Tout y passe.<br>        Les artistes se moquent g\u00e9n\u00e9ralement d\u2019o\u00f9 peuvent provenir les samples et les utilisent comme ressources plut\u00f4t que pour leur sens d\u2019origine. Par l\u2019utilisation de samples en abondance, le Breakcore peut \u00eatre apparent\u00e9 \u00e0 la musique plunderphonics, un genre musical cr\u00e9ant des compositions \u00e0 partir de samples d\u2019\u0153uvres reconnaissables. Il d\u00e9contextualise les samples en les d\u00e9tournant, en les torturant un maximum et en les pla\u00e7ant au milieux de nombreuses autres r\u00e9f\u00e9rences. En plus de formuler une critique des m\u00e9dias de masse et du copyright, ceci en devient un acte de r\u00e9sistance culturelle et<br>politique, ainsi qu\u2019un art subversif et ill\u00e9gal. Cet aspect est aussi renforc\u00e9 par l\u2019ind\u00e9pendance par rapport \u00e0 l\u2019industrie musicale et par la d\u00e9marche non-p\u00e9cuniaire \u00e0 laquelle s\u2019emploie les artistes de la sc\u00e8ne. Comme le souligne Andrew Whelan en \u00e9tudiant cette musique, les normes de propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e et de cr\u00e9ativit\u00e9 individualiste sont ici clairement contest\u00e9es et probl\u00e9matis\u00e9es.<br>        Une parent\u00e9 avec la Jungle est souvent mise en avant, du fait de l\u2019utilisation massives de samples qui y sont \u00e9galement utilis\u00e9s. Mais l\u2019id\u00e9ologie issue du Ragga Jungle, parfois homophobe et sexiste, n\u2019est toutefois pas reprise s\u00e9rieusement. Cela am\u00e8ne \u00e0 la cr\u00e9ation de nouveaux termes esth\u00e9tiques comme celui de Raggacore, ou ceux de Yardcore et de Speedhall. Ici sont repouss\u00e9es les limites formelles de la Jungle et ce nouveau style apporte au Breakcore un aspect plus dancefloor et accessible. C\u2019est en 2001 que ce style d\u00e9bute clairement, avec les titres \u00ab Snares Man \u00bb de Venetian Snares, \u00ab Bounty Killer Killer \u00bb de Knifehandchop et \u00ab Kill Or Be Killed \u00bb de Bloodclaat Gangsta Youth. Comme avec le Breakcore sans influence jama\u00efcaine, les formes sont plurielles, le point commun \u00e9tant l\u2019utilisation de samples majoritairement issus du Reggae, du Ragga, ou du Dancehall.<br>        Il existe une autre d\u00e9viation stylistique restant tr\u00e8s proche du Breakcore : c\u2019est le Drill\u2019n\u2019Bass, avec des artistes tels que Squarepusher et The Flashbulb. Les sons font moins appel aux influences Gabber et \u00e0 l\u2019utilisation abusive de distorsion. Ils pr\u00e9f\u00e8rent plut\u00f4t se focaliser sur la rythmique et repousser ainsi les limites de la composition de la section drum. Tout va toujours tr\u00e8s vite et les d\u00e9tails percussifs sont pouss\u00e9s \u00e0 l\u2019extr\u00eame.<br><br>        Comme le dit si bien Christof Fringeli, boss du label culte Praxis, le Breakcore est une \u00ab strat\u00e9gie hybride \u00bb. Aucune forme n\u2019est d\u00e9termin\u00e9e. Il y en aurait autant que d\u2019artistes. Tous les rythmes et tempos, ainsi que leur changement au sein d\u2019un morceau, sont possibles. De m\u00eame, les morceaux suivent toutes sortes de structures. L\u00e0 aussi il n\u2019y a pas de r\u00e8gle. Car si r\u00e8gle il y a, c\u2019est de toutes les exploser. Le Breakcore peut avoir un caract\u00e8re violent autant qu\u2019atmosph\u00e9rique. Il peut \u00eatre redondant ou totalement chaotique. Il a surtout sorti les musiques \u00e9lectroniques de l\u2019ennui et de la standardisation.<br>        L\u2019artiste belge Droon voit le Breakcore comme une attitude qui met au d\u00e9fi toute d\u00e9finition stylistique. Jace Clayton, aka DJ\/Rupture, parle quant \u00e0 lui de bruit dansable. Enfin, en interrogeant l\u2019un de ses acteurs fran\u00e7ais les plus visibles et encore en activit\u00e9, Stazma The Junglechrist, celui-ci m\u2019explique que le Breakcore est un fourre-tout artistique tr\u00e8s flou o\u00f9 ont atterri tout les barges qui faisaient de la musique trop rapide, violente, pas carr\u00e9 ou m\u00e9langeant trop d\u2019influences pour \u00eatre class\u00e9 clairement quelque part.<br>        Le Breakcore est si exp\u00e9rimental et versatile qu\u2019il doit donc \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un non-genre. Dans le documentaire <em>Notes On Breakcore<\/em>, certains repr\u00e9sentants de la sc\u00e8ne se risquent \u00e0 le d\u00e9finir, alors que d\u2019autres s\u2019en abstiennent. Je retiens surtout ce passage o\u00f9 l\u2019artiste Hrvatski nous en parle comme d\u2019une \u00ab dance music you can\u2019t dance to \u00bb. Il est question de repousser les limites et de tester de nouvelles approches, avec une totale libert\u00e9 de cr\u00e9ation. Une autre caract\u00e9ristique fondamentale est l\u2019impr\u00e9visibilit\u00e9. La structure est d\u00e9structure et la surprise est un outil essentiel. Le hasard peut, au premier regard, sembler guider la musique, alors qu\u2019elle l\u2019est plut\u00f4t par une composition m\u00e9ticuleuse.<br>        Dans cette m\u00eame vid\u00e9o, il est aussi expliqu\u00e9 qu\u2019Internet a jou\u00e9 un r\u00f4le fondamental dans le d\u00e9veloppement de la sc\u00e8ne. De la m\u00eame mani\u00e8re que d\u2019autres genres musicaux dans les ann\u00e9es 2000, les \u00e9changes internationaux sont facilit\u00e9s et il est ais\u00e9 de trouver de nombreux morceaux sous forme digital ou de commander des vinyles. Les forums <em>breakcore.at<\/em>, <em>darksickmusic.com<\/em> et <em>widerstand.org<\/em> participent alors \u00e0 forger une communaut\u00e9. Des discussions via des chatroom, comme sur Soulseek par exemple, permettent \u00e9galement aux artistes d\u2019\u00e9changer entre eux. Enfin, la musique elle-m\u00eame est directement distribu\u00e9 via les r\u00e9seaux peer-to-peer. C\u2019est ainsi que la sc\u00e8ne se solidarise et s\u2019\u00e9tend pendant plusieurs ann\u00e9es.<br>        Des cultures punks, squats, \u00e0 celles des mus\u00e9es d\u2019art contemporain, en passant par celles des raves, le Breakcore rassemble tout un tas d\u2019individus et s\u2019invite un peu partout. Ce vaste public est aussi vari\u00e9 que sa musique, toutefois \u00ab trop folle pour les n\u00e9o-nazis qui \u00e9coutent du Gabber \u00bb comme nous le disent les producteurs Society Suckers. Le mouvement se veut g\u00e9n\u00e9ralement critique sans \u00eatre toujours ouvertement politis\u00e9 : il est politique de fait et par nature. Sans doute la musique parle d\u2019elle m\u00eame, tant elle semble se jouer des r\u00e8gles, et son aspect festif doit rester pr\u00e9gnant. L\u00e0 o\u00f9 s\u2019affichent le terme Breakcore, il y a de nombreuses soir\u00e9es de soutien pour des causes militantes. Quelques grands rendez-vous s\u2019organisent et cimentent le socle de cette sc\u00e8ne. Les plus fameux de tous sont les festivals Breakcore Gives Me Wood \u00e0 Ghent en Belgique et Bangface Weekender en Angleterre. C\u2019est en Europe que le plus gros des forces se r\u00e9unissent, mais d\u2019autres point n\u00e9vralgiques existent, comme par exemple aux Etats-Unis, en Australie ou m\u00eame au Japon, o\u00f9 l\u2019artiste Ove-Naxx organise les soir\u00e9es gratuites DoxCore dans un pub anarchiste \u00e0 Osaka. Contrairement \u00e0 de nombreux genres musicaux, le Breakcore n\u2019a pas une localit\u00e9 mais plusieurs.<br><br>        Aux alentours de l\u2019ann\u00e9e 2010, l\u2019aspect extr\u00eame du Breakcore se situe \u00e0 coutre-courant des autres genres de musiques \u00e9lectroniques tendant vers une \u00e9coute plus facile et mod\u00e9r\u00e9e. Le Breakcore se standardise et une formule g\u00e9n\u00e9rique en ressort. L\u2019utilisation massive du c\u00e9l\u00e8bre sample Amen Break, sur lequel s\u2019ajoutent des kicks gabber en pagaille, devient une norme et efface petit \u00e0 petit la constante recherche d\u2019originalit\u00e9. Comme toute sc\u00e8ne underground d\u00e9non\u00e7ant les travers du syst\u00e8me, elle se fait rattraper par lui. Elle devient une mode, une marque, un produit, une formule. La sc\u00e8ne se basant sur le fait de ne pas s\u2019uniformiser, il devient logiquement in\u00e9vitable<br>qu\u2019elle s\u2019autod\u00e9truise. Sans doute est-ce l\u00e0 l\u2019une des raisons de sa quasi-disparition.<br>        Pourtant une d\u00e9cennie plus tard, son influence est toujours autant cit\u00e9e et l\u2019esprit sous-jacent \u00e0 cette musique d\u00e9brid\u00e9e semble r\u00e9appara\u00eetre sous d\u2019autres formes embrassant les sous-cultures qui lui succ\u00e8dent : Hyperpop, Hyperglitch, Digicore, Glitchcore, Tweencore, Lolicore, Internetcore, Slaughtercore, Weirdcore, Mashcore... Autant de courants musicaux o\u00f9 la surcharge sonore et le m\u00e9lange improbable de styles sont au rendez-vous. Le Breakcore sort \u00e0 peine du champ de vision que les musiques \u00e9tranges semblent tr\u00e8s vite revenir \u00e0 la mode et sa r\u00e9incarnation prend forme.<br>        Le mouvement peut \u00eatre \u00e9teint mais son flambeau a bien \u00e9t\u00e9 repris. Les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations rentrent sans doute encore plus en r\u00e9sonance avec les concepts fondamentaux du Breakcore, tant la soci\u00e9t\u00e9 continue d\u2019aller toujours plus vite et de saturer d\u2019informations ses citoyens. Et il faut bien s\u2019approprier cette vitesse et ce flux pour garder un contr\u00f4le dessus et ne pas en subir les d\u00e9g\u00e2ts. Comme si les mouvements avant-gardistes, en partie incompris de leur vivant, d\u00e9livraient au futur la recette crypt\u00e9e d\u2019un avenir incontournable.<br><br><br>\u00c9crit par 4bstr4ck3r.<br><br>v.1 (Mai 2024)<br><br>Texte sous licence Creative Commons<br>CC BY-NC-SA 4.0<\/pre>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>T\u00e9l\u00e9charger le pdf pour la lecture :<\/p>\n\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/editions-bassefrequence.org\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Fuck-The-Underground.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Embed of Fuck-The-Underground.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-dd7840c3-ab81-42f4-99b5-59401dc2906d\" href=\"https:\/\/editions-bassefrequence.org\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Fuck-The-Underground.pdf\">Fuck-The-Underground<\/a><a href=\"https:\/\/editions-bassefrequence.org\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Fuck-The-Underground.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-dd7840c3-ab81-42f4-99b5-59401dc2906d\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>T\u00e9l\u00e9charger le pdf pour l&#8217;impression :<\/p>\n\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/editions-bassefrequence.org\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Fuck-The-Underground-print.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Embed of Fuck-The-Underground-print.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-7d51dde3-1508-4a44-b178-094489110393\" href=\"https:\/\/editions-bassefrequence.org\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Fuck-The-Underground-print.pdf\">Fuck-The-Underground-print<\/a><a href=\"https:\/\/editions-bassefrequence.org\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Fuck-The-Underground-print.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-7d51dde3-1508-4a44-b178-094489110393\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>FUCK THE UNDERGROUND Une histoire du Breakcore Je me souviendrai toujours de cette fois o\u00f9 j\u2019ai conceptualis\u00e9 la musique \u00e0 un temps. 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